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Départemental 20 juillet 2026
Par Mathieu Panciatici

Papillomavirus : après l’alerte, place à l’action

Lors de la dernière assemblée départementale, j’ai souhaité attirer l’attention sur un enjeu majeur de santé publique : la lutte contre le papillomavirus humain (HPV), responsable de plusieurs milliers de nouveaux cas de cancers chaque année en France.

J’ai alors défendu une conviction simple : la vaccination ne peut produire pleinement ses effets que si les familles sont informées, les jeunes accompagnés et les professionnels de l’Éducation nationale soutenus dans leur mission de prévention.

Cette première intervention devait ouvrir une seconde étape : faire entendre ce message au-delà de notre assemblée et construire des réponses concrètes.

C’est dans cet esprit que j’ai rencontré Alexandra Martin, députée de la 8ᵉ circonscription des Alpes-Maritimes. Notre échange avait un objectif précis : déterminer comment porter ce message plus largement et mobiliser les acteurs qui peuvent faire progresser la prévention.

Car la lutte contre le papillomavirus ne peut reposer sur un seul acteur. Elle exige une action coordonnée entre les professionnels de santé, l’Éducation nationale et les responsables politiques.

Les médecins ont un rôle essentiel dans la confiance et l’information. Par leur expertise scientifique et la relation qu’ils entretiennent avec leurs patients, ils peuvent expliquer les risques liés au HPV, répondre aux interrogations des parents et rappeler l’intérêt de la vaccination. Face aux idées reçues et aux informations erronées, leur parole est indispensable pour permettre à chacun de prendre une décision éclairée. La prévention doit pouvoir s’appuyer sur une information médicale claire, accessible et constante.

Les personnels de l’Éducation nationale sont, eux aussi, au cœur du dispositif. Le collège constitue un lieu privilégié pour informer les jeunes et faciliter l’accès aux campagnes de vaccination. Mais les enseignants, les infirmières scolaires et les équipes éducatives ne peuvent être laissés seuls face à cette responsabilité. Aborder une infection sexuellement transmissible auprès de jeunes élèves peut susciter des incompréhensions ou des tensions avec certaines familles. Ces professionnels doivent donc bénéficier d’un accompagnement adapté, d’outils pédagogiques fiables et d’un soutien institutionnel clair. Leur mission est de transmettre une information de prévention, pas de se retrouver isolés face aux controverses.

Les députés ont enfin la responsabilité de faire évoluer le cadre national lorsque celui-ci constitue un frein à l’action. Leur rôle est de relayer les réalités du terrain, de porter des propositions auprès du Gouvernement et de contribuer à lever les obstacles administratifs ou organisationnels. C’est le sens de mon échange avec Alexandra Martin : faire en sorte que les difficultés rencontrées localement puissent nourrir une démarche nationale et déboucher sur des mesures concrètes. Nous souhaitons notamment interpeller le ministre de l’Éducation nationale sur les conditions d’accompagnement des personnels, la simplification des démarches pour les familles et la coordination des campagnes de vaccination dans les collèges.

L’enjeu est de lever les obstacles qui freinent encore la prévention. Les professionnels doivent pouvoir remplir leur mission sereinement, les parents disposer d’une information claire et fiable, et chaque jeune pouvoir bénéficier d’un accès facilité à la vaccination, dans le respect du cadre prévu.

Le papillomavirus n’est pas une fatalité. La vaccination constitue un moyen majeur de prévenir les infections à l’origine de nombreux cancers. Nous disposons d’un outil de prévention efficace ; nous devons désormais nous donner les moyens de mieux le faire connaître et d’en faciliter l’accès.

Après avoir lancé l’alerte au Département, nous franchissons une nouvelle étape : élargir la mobilisation, faire entendre les acteurs de terrain et transformer nos constats en propositions concrètes. Parce que la prévention des cancers mérite mieux que des déclarations d’intention, elle doit devenir une responsabilité pleinement partagée.

Ainsi, vous trouverez ci-dessous la lettre rédigée avec Madame la Députée et adressée au Ministre de l’Éducation Nationale.

#Alpes-Maritimes#Collèges#HPV#Santé#Vaccin

Mathieu Panciatici Conseiller municipal & conseiller départemental des Alpes-Maritimes
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